Le hackathon #NecMergitur aura donné naissance à REPAIRES

  • Soumis par mgombert
  • le 21/01/2016
Interface REPAIRES

REPAIRE
Recherche et Exploitation de Plans pour l’Aide à l’Intervention Rapide dans un Etablissement.

Il s’agit d’un prototype développé lors de l’hackathon #NecMergitur qui s’est déroulé du 15 au 17 janvier à l’École 42 (Paris). Il démontre la possibilité de mettre en place, à brève échéance et pour un coût maîtrisé, un dispositif opérationnel permettant à des équipes d’intervention d’accéder aisément aux plans des locaux dans lesquels elles doivent opérer afin de préparer et d’optimiser leur action.

L’équipe
Ce prototype est le fruit d’une collaboration initiée sur place, entre les agents d’organismes publics (IGN, Etalab, Mairie de Paris, représentants des forces d’intervention), les représentants de sociétés privées (Trimble, leFabShop) et des citoyens.

La problématique
La problématique à laquelle répond ce prototype peut être illustrée par une scène survenue lors de la prise d'otages au magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes à Paris, le 9 janvier 2015 : les policiers de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) interrogeaient les personnes présentes avant leur intervention afin de trouver quelqu’un qui puisse leur dessiner un plan de l’établissement.
On comprend que l’absence de plan puisse constituer un lourd handicap pour organiser la libération d’otages dans les meilleures conditions d’efficacité et de sécurité. Pourtant, dans la plupart des cas, les informations nécessaires existent…

Les Établissements recevant du public ou ERP (salles des fêtes, écoles, magasins, hôtels, équipements sportifs, hôpitaux, lieux de culte…) sont soumis à des obligations réglementaires en termes de sécurité des biens et des personnes, ainsi qu’en termes d’accessibilité aux handicapés. L’ensemble des mesures à considérer est codifié par un règlement de sécurité contenant des prescriptions de portée générale, communes à tous les établissements et des règles particulières à chaque type d’ERP. La vérification et le contrôle du respect des obligations sont organisés par les constructeurs, installateurs et exploitants, qui font vérifier périodiquement l’établissement par des organismes ou des personnes agréées, ainsi que par l’administration ou par les commissions de sécurité.
On voit qu’une source d’information complète et utile sur les ERP existe. Toutefois, elle est difficilement accessible par les services opérationnels. En outre, une mise en situation géographique de ces informations fait souvent défaut.

La solution proposée
Grâce à financement par le fonds de transition numérique de l’Etat (Programme d’investissement d’avenir), l’IGN développe depuis plus d’un an, dans le cadre d’une démarche de type « startup d’Etat », une base de données géolocalisées et partagées concernant les Etablissements recevant du public (ERP) via le « crowdsourcing » d'informations auprès de différentes administrations.
Cette base constitue le socle du prototype REPAIRE qui permet d’accéder aux informations et aux plans des bâtiments, auxquels peuvent s’ajouter des représentations en trois dimensions de l’extérieur et de l’intérieur des bâtiments (par exemple pour les bâtiments les plus importants).
L’objectif n’est pas de fournir un système complexe pour la manipulation des diverses informations sur l’ensemble des ERP. Il s’agit de proposer une application qui soit simple d’utilisation, exploitable en ligne ou de façon déconnectée des réseaux (par exemple sur une tablette) par les services d’intervention de la police, de secours, de la préfecture et des autorités.
Un ergonome de la ville de Paris a contribué a contribué à la définition de cette plateforme.

La réflexion a été menée en considérant aussi bien les contraintes techniques que financières, et en prenant en compte les attentes précises des services d’intervention, ce qui a permis de définir un concept de plateforme le plus opérationnel possible. Sa faisabilité est acquise. Pour que le projet se concrétise, l’industrialisation de cette plateforme reste à finaliser. En outre, Il faudrait que cette plateforme soit déployée dans un environnement sécurisé.

L’IGN serait prêt à assurer la gouvernance d’une telle plateforme, si toutefois, des moyens techniques et financiers sont déployés.

LE MONDE en parle aussi ici : http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/01/18/apres-les-attentats-un-h...